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Algérie - Le Général Benhadid tire à boulets rouge sur le pouvoir Algérien

Publié le 15 Août 2016, 11:00am

« J’ai été emprisonné sur un coup de fil et libéré par un autre coup de fil ». Un peu plus d’un mois après sa sortie de la prison d’El Harrach le 11 juillet dernier, après 286 jours de détention provisoire, le général en retraite Hocine Benhadid nargue le pouvoir, le jour même de l’entrée en vigueur des lois imposant le silence aux généraux à la retraite.

Dimanche, il a reçu des journalistes de trois quotidiens nationaux dans son domicile à Alger. Selon le compte rendu d’El Khabar, publié ce lundi 15 août, Hocine Benhadid affirme avoir été incarcéré « après ses déclarations » sur le chef de l’ANP, le général Ahmed Gaid Salah à la chaîne Al Magharibia, basée à Londres.

« El Mouradia (Présidence) et les Tagarins (MDN) se sont mis d’accord pour me mettre en prison à cause de mes déclarations sensibles », a-t-il expliqué aux journalistes, en présence de l’un de ses avocats, Bachir Mecheri.

« Je suis dans une situation opaque. J’ai été emprisonné sans jugement et j’y suis sorti sous contrôle judiciaire », poursuit-il, en pensant qu’il sera jugé « avant octobre prochain ».

Son avocat Me Mecheri n’est pas d’accord et pense que son client « ne sera jamais jugé » parce que « sa situation actuelle arrange ceux qui l’ont mis en prison ». « Il a le couteau sous la gorge », soutient-il.

« Je pense que dans les trois prochains mois, je serai jugé, ou bien mon dossier sera définitivement classé », reprend Benhadid. Son avocat affirme que la situation actuelle de son client est « légale ». « L’incarcération de mon client était illégale », mais sa mise sous contrôle judiciaire après sa sortie de prison est « légale », affirme l’avocat.

« Chaque début du mois, je me rend au tribunal de Sidi M’hamed pour signer le contrôle judiciaire », explique le général en retraite qui se plaint de cette situation qui, selon lui, « limite ses libertés et l’empêche de se déplacer librement d’autant qu’il poursuis un traitement chimique ». Le général en retraite soigne un cancer de la prostate à l’hôpital Mustapha Bacha à Alger.

Il affirme qu’il fait l’objet d’une surveillance étroite de la part des services de sécurité. « Deux voitures me suivent partout, je ne comprends pas pourquoi cette surveillance », s’interroge-t-il. « Je pense que c’est pour sa sécurité », répond son avocat.

« J’ai été libéré de prison après que celui qui m’a emprisonné ait compris que j’étais sur le point de mourir », estime Benhadid qui dit avoir subi des examens médicaux à Mustapha Bacha pendant qu’il était en prison et dont il ignore encore les résultats. « J’ai subi ensuite des examens au CHU de Bab El Oued. Il s’est avéré que je suis atteint d’un cancer de la prostate, après il a été décidé de me libérer pour des raisons médicales ».

Source : TSA

Le Général à la retraire Benhadid

Le Général à la retraire Benhadid

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