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Contribution - Kabyles assassinés pour raisons politiques

Publié par Aksil sur 3 Août 2016, 21:53pm

Ils sont kabyles, ils ont en commun d’avoir été tués et leurs assassins n’ont jamais été jugés. Voici une liste à compléter et à méditer.

A partir de 1949 le mouvement nationaliste algérien procède à une épuration de tous les membres qui remettent en cause l’arabisation et la référence exclusive à l’islam. C’est le point de départ d’un déchaînement de violence politique contre les Kabyles qui s’est poursuivi jusqu’à nos jours. Les assassins (souvent des relais du régime en Kabylie) n’ont jamais été inquiétés. Cette liste n’est qu’un point de départ, les suggestions pour l’enrichir et la tenir à jour sont les bienvenues.

Militants nationalistes assassinés par leurs « camarades » .

A partie de 1945, une nouvelle génération de Kabyles prônent une Algérie où les identités berbère et arabe seraient sur un pied d’égalité. La plupart de ces militants sont éliminés par le camp arabiste, qui fait appel à ses complices kabyles pour se débarrasser de ces « berbéristes ».

  • 1956 Ali Rabia, nationaliste tué à Makouda pour berbérisme.
  • 1956 Amar Ould Hammouda, nationaliste éliminé pour berbérisme.
  • 1957 Mbarek Ait Menguellet nationaliste éliminé pour berbérisme.
  • février 1957 Ouali Bennai, nationaliste algérien accusé de berbérisme, tué par arme à feu.
  • 25 décembre 1957 Ramdane Abane, leader nationaliste algérien, étranglé entre Tétouan et Tanger au Maroc par ses rivaux nationalistes.
  • 15 mars 1962 Mouloud Feraoun, écrivain et animateur social, tué par balle par l’OAS
Opposants kabyles tués par le régime algérien
  • 25 août 1965 Mohand Khelifati tué par une unité de l’armée dans son village d’At Dwala. En 1949, ce berbériste avait déjà été bastonné par des arabistes.
  • 18 octobre 1970 Krim Belkacem, leader nationaliste, étranglé à Francfort, il est lui-même mis en cause dans l’élimination des berbéristes cités plus haut.
  • 2 novembre 1982 Kamel Amzal, étudiant et militant berbériste tué par des islamistes
  • 7 avril 1987 Ali Mecili, avocat et cadre du FFS [1], tué par balle à Paris
Opposant prétendument tués par les islamistes

Pendant la guerre civile des années 90, beaucoup d’intellectuels sont assassinés. On attribue ces crimes à des islamistes, mais l’Etat avait beaucoup plus intérêt à décimer l’élite intellectuelle, essentiellement composée de Kabyles.

  • 2 juin 1993 Tahar Djaout, journaliste et écrivain, blessé par arme à feu le 26 mai à Alger, il meurt après une semaine de coma
  • 15 juin Mahfoudh Boucebsi, psychiatre, poignardé à Alger
  • 31 janvier Rachid Tigziri, cadre du RCD
  • 15 février Nabila Djahnine, architecte et militante féministe
  • 23 août 1994 Rabah Stambouli, islamologue et militant de l’opposition, tué par arme à feu à Tizi Ouzou.
  • 3 décembre 1994 Said Mekbel, journaliste tué à Alger.
  • 25 juin 1998 Matoub Lounès, chanteur engagé criblé de balles dans son véhicule.
Le Printemps noir
  • 18 avril 2001 Massinissa Guermah, lycéen tué par arme à feu dans la gendarmerie à Larvaâ n At Dwala. Cet assassinat déclenche le Printemps noir lors duquel la gendarmerie et les CNS [2] tuent 126 autres civils.
Assassinats non encore reconnus comme tels
  • 30 octobre 1988 Abdelkader Meksa, chanteur, officiellement décédé de mort naturelle
  • 26 février 1989 Mouloud Mammeri, écrivain et anthropologue officiellement mort dans un accident de voiture
  • 3 mars 2000 Moh Said Oubelaid, chanteur, retrouvé mort à Azzefoun
  • 19 juin 2004 Ameziane Mehenni, étudiant et fils du chanteur et opposant Ferhat Mehenni, tué par arme blanche à Paris

Nadia .M

Contribution - Kabyles assassinés pour raisons politiques

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rahmoune 05/08/2016 11:23

La kabylie renaîtra de ses cendres ulac smah ulac la kabylie sera indépendante

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